L’ouverture du salon des entrepreneurs a été l’occasion de fêter le premier anniversaire du statut d’auto-entrepreneur. La priorité en 2010 : accompagner ces nouveaux chefs d’entreprise dans leur développement.

Avec 580 000 créations d’entreprises, dont 320 000 auto-entrepreneurs, 2009 aura été une année record. Le 17e Salon des entrepreneurs s’est ouvert, le 3 février au Palais des congrès de Paris, sur cette note optimiste qui devrait perdurer. Près d’un jeune sur deux (47%) désire créer son entreprise, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour l’Association pour la création d’entreprise (APCE). Il y a quatre ans, 75% d’entre eux étaient attirés par le fonctionnariat. Un véritable changement de mentalité, traduisant l’envie d’entreprendre des Français, alors que nous traversons une période économique difficile.
Selon Pierre Simon, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, partenaire du Salon, « l’apprentissage et l’alternance permettent de démystifier la fonction de chef d’entreprise » et rendent la création plus accessible. Des écoles, telle qu’ADVANCIA, forment à l’entreprenariat et permettent de le développer. A l’occasion du salon des entrepreneurs, ADVANCIA, une école de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, organise les « 24 heures chrono », où 80 étudiants s’affrontent par équipes pour monter le meilleur projet de création d’entreprise. Autonomie, créativité, détermination et énergie sont les qualités nécessaires à la réussite d’un chef d’entreprise, a rappelé Pierre Simon.
«Créer sans risque excessif»
Né il y a un an, le statut d’auto-entrepreneur a été un véritable succès. Une inscription en quelques clics, une gestion simplifiée et des risques limités ont convaincu les entrepreneurs hésitants.
«L’entreprenariat devient l’affaire de tous», s’est félicité Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat chargé des PME, lors de la plénière d’ouverture du Salon. Ce nouveau dispositif donne
«la possibilité à chacun de créer sans risque excessif».
«Sur les 320 000 auto-entrepreneurs déclarés, 69% ont effectivement développé un chiffre d’affaires» a-t-il ajouté, et ces chefs d’entreprise d’un nouveau genre ont gagné en moyenne 775 euros net par mois. Souvent conjuguée au salariat, au chômage ou à la retraite, l’auto-entreprise est une porte d’entrée vers le monde entrepreneurial. Pour cette nouvelle année, Hervé Novelli souhaite que
«ces jeunes pousses accomplissent leurs rêves», grandissent et se développent, devenant demain des entreprises de taille moyenne, qui manquent au territoire français et font la compétitivité de notre voisin allemand.
2010, année de l’accompagnement
Si 2009 a été l’année de la création d’entreprises en France, 2010 sera celle de l’accompagnement, afin que
«les auto-entrepreneurs se sentent moins seuls», a indiqué Hervé Novelli, qui organise en février une table-ronde avec l’ensemble des réseaux d’accompagnement des entreprises.
«La Chambre de commerce et d’industrie de Paris continuera à proposer ses services répondant aux besoins liés à l’entreprenariat et au développement du business, afin de permettre aux auto-entrepreneurs de développer leur activité et de changer, à terme, de statut», a expliqué Pierre Simon.
«Pour certains, l’auto-entreprise reste un complément d’activité. Ils ont des besoins spécifiques, notamment un accès rapide à des informations. Le développement de nos services en ligne peut y répondre», a-t-il ajouté.
Hervé Novelli a également à cœur le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), visant à protéger le patrimoine des entrepreneurs français. Un projet mis en discussion au Parlement le 17 février prochain. Enfin, un portail unique,
www.guichet-entreprises.com, mis en ligne le 1er janvier, facilite la création de toutes les entreprises et leurs démarches administratives. Et parce qu’une entreprise ne peut naître sans financement, Hervé Novelli réunira le 9 février les institutions financières afin de réduire la pratique des cautions personnelles.
Au-delà de l’accompagnement, auquel elle travaille chaque jour, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris mise sur la formation.
«Nous allons continuer à développer l’alternance qui donne aux jeunes le goût de l’entreprise», a indiqué Pierre Simon, qui estime utile de faire vivre l’entreprise dès l’école secondaire afin d’encourager la prise d’initiative. La Chambre de commerce et d’industrie de Paris souhaite donc continuer à développer l’esprit entrepreneurial au sein de ses 11 écoles, qui forment aujourd’hui les entrepreneurs de demain.
04/02/2010