
HEC Paris, ESCP Europe, Gobelins, l’école Grégoire-Ferrandi, ESIEE Paris… Le point commun entre ces établissements d’enseignement ? Ils font partie du système éducatif de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, qui compte au total 11 écoles, soit 14500 jeunes dont 4300 apprentis et 30000 stagiaires en formation continue.
Au cours de ces dernières années, toutes les écoles ont progressé en termes d’efficacité (le taux d’insertion professionnelle à six mois est passé de 84,5% en 2004 à 87,8% en 2008), de notoriété et d’internationalisation (427 accords de partenariat dans 61 pays), mais aussi au niveau des innovations pédagogiques. Pour rester à la pointe de l’enseignement, la CCIP a ainsi créé le Centre d’innovation et de recherche en pédagogie de Paris (CIRPP), un centre de réflexion et d’échanges ouvert à l’ensemble de la communauté enseignante (voir interview de François Fourcade).
Un laboratoire éducatifLes écoles de la CCIP fonctionnent comme un «laboratoire éducatif». Les exemples de leur capacité d’innovation ne manquent pas en cette rentrée 2009. ESIEE Engineering a proposé aux étudiants de 1re année, une semaine d’activité collaborative pour les initier au travail en groupe, aux méthodes de recherche d’information et à l’analyse critique.
Quant aux 700 étudiants intégrant ESCP Europe, ils ont débattu d’Europe au Parlement européen de Strasbourg lors de leur séminaire de rentrée Start@Europe en partenariat avec l’ENA.
De son côté, TECOMAH, l’école de l’environnement et du cadre de vie a accueilli ses nouveaux élèves avec des épreuves ludiques (courses d’orientation, parcours de découverte du campus en VTT…) pour favoriser les échanges et l’esprit de cohésion.
Pour les entrants en classes préparatoires à l’apprentissage, le CFI a organisé un stage d’intégration de trois jours en présence de Julien Boussuge, double champion du monde de Jujitsu et médaille d’or aux derniers Jeux mondiaux.
Le séminaire d’intégration des Bachelors d’ADVANCIA était lui placé sous le signe de la créativité. Entreprendre nécessite d’être créatif, audacieux et de prendre des risques mesurés : autant de qualités que les étudiants ont expérimenté au travers d’ateliers artistiques (slam, lip dub, théâtre, cabaret…) et d’activités sportives (escalade, course d’orientation nocturne…).
Savoir s'adapterLes écoles de la CCIP ont aussi cette capacité de s’adapter en permanence. L’ESIV (Ecole supérieure des industries du vêtement) s’appuie sur le projet pédagogique de la création d’une mini-entreprise qui permet aux élèves d’avoir une approche concrète du travail en entreprise et en groupe.
ESIEE Management ouvre un nouveau programme MOTIS (Master of Science in Management of Technology - Information Systems) entièrement dispensé en anglais, destiné aux étudiants français et étrangers.
Alors que GOBELINS, l’école de l’image de la CCIP, lance en partenariat avec NEGOCIA, un Bachelor professionnel «Responsable commercial cross media». L’enjeu : répondre aux besoins en compétences nouvelles des entreprises du secteur des industries graphiques et des annonceurs.
GOBELINS lancera également avec la Cité de l’image en mouvement d’Annecy – CITIA- une formation unique en France attendue par les professionnels : animateur 3 D (à la rentrée 2010).
Tandis que NEGOCIA proposera dans quelques jours un nouveau programme de Visual Merchandiseur.
En invitant Yann Arthus-Bertrand le 16 septembre et Rajendra Kumar Pachauri(1) le 15 octobre, HEC Paris a intégré le développement durable ainsi que la responsabilité sociale et éthique des affaires comme un élément intégral de ses programmes.
L’école GREGOIRE-FERRANDI, quant à elle, accueille des séminaires animés par Hervé This, physico-chimiste, chercheur à l’INRA et professeur associé de l’école qui mènera des expériences en direct, dont il analysera les réactions chimiques qui s’opèrent en cuisine pour mieux les maîtriser.
Pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises et des individus, pour intégrer les transformations des modes de vie et de travail en France et dans le monde, les écoles de la CCIP continueront à allier la liberté d’imaginer et de créer, à la capacité de travailler et d'entreprendre.
(1)Rajendra Kumar Pachauri est actuellement président de l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) et également directeur général de TERI (Tata Energy Research Institute), institut dédié au développement durable. M. Pachauri a récemment été sous les feux de la rampe, lorsque l’IPCC et l'ancien Vice Président des Etats-Unis, Al Gore, ont remporté le prix Nobel de la paix en 2007, prix que M. Pachauri a reçu au nom de l’IPCC. Pour en savoir plus :
www.ccip.fr/orientation-formation28/12/2009